Sécurité … François HOLLANDE, clair et déterminé ! …

Posted on mars 26, 2012

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Extrait du discours de François Hollande à Ajaccio :

(…) « Je suis venu vous parler de la Corse et de la France à un moment où notre pays tout entier a été frappé par une terrible tragédie. Tous les Corses ont eu le même élan, je le sais, de solidarité, d’émotion, devant ces drames. L’assemblée de Corse l’a exprimé au nom de tous, en des termes pleins de dignité, pleins de retenue, parce que la Corse sait ce qu’est une épreuve. La Corse sait ce qu’est une tragédie. La Corse sait aussi ce qu’à un moment, il est nécessaire d’appeler à la cohésion, à la dignité et à la solidarité. Parce que la Corse, elle, quand elle a été frappée, elle s’est relevée toujours, comme la France, avec cette même force, cette même conviction que ce sont les valeurs de la République qui nous élèvent et que nous devons chasser l’esprit de division, de discorde, d’amalgame et de confusion et que là encore, c’est dans ce moment où la France s’est réunie, qu’elle ne doit pas oublier l’exigence du rassemblement autour des valeurs de la République. »

 » La République c’est notre idéal commun. Ce n’est pas simplement des institutions. C’est un état d’esprit, c’est un projet, c’est une volonté. La République c’est d’abord d’assurer à chacune et à chacun le droit à la sécurité, et d’y veiller constamment, et d’appliquer de manière ferme les lois de la République. Et pas besoin d’en inventer à chaque moment et dans chaque circonstance. Il suffit de donner les moyens aux forces de police, de gendarmerie, à la justice, de coordonner les efforts et pas simplement de se satisfaire d’effets d’annonce sans cesse répétés, de lois chaque fois modifiées et qui finalement ne sont jamais appliquées avec suffisamment d’autorité, de fermeté et de constance.

La République, c’est la laïcité, cette belle idée, cette grande loi qui permet à la fois d’assurer la liberté de conscience à chacun, la liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer un culte ou de n’en pratiquer aucun, et en même temps de garantir à tous le droit de vivre ensemble et le devoir qui doit être rappelé que la religion n’a pas sa place dans l’espace public. Et que chacun doit se conformer aux principes qui nous unissent tous sans rien perdre de sa liberté personnelle. La République c’est aussi l’égalité, l’égalité de tous à aller d’abord dans ce qui est le lieu même de l’égalité, l’école de la République. Et chaque fois qu’elle est abîmée, abaissée, c’est toute la République qui est atteinte. Et mon premier devoir au lendemain de l’élection présidentielle, ce sera de redonner toute sa place, tout son rôle, et aussi tous ses moyens, à l’école de la République. Parce que c’est dans l’école que se transmettent les valeurs, que s’élève également une conscience, que le jeune enfant devient progressivement un citoyen. Simon l’a dit : la République, c’est la citoyenneté. Et il ne doit y avoir aucun Français qui ne puisse vraiment se considérer comme citoyen de la République. Aucun enfant ne doit être délaissé, abandonné, oublié, quelle que soit sa couleur de peau, quel que soit son quartier, quelle que soit sa place dans la hiérarchie sociale. Eh bien chacun, chacune doit avoir les mêmes chances et aussi les mêmes fiertés d’être pleinement citoyen français.

Je sais aussi que l’Etat doit jouer tout son rôle et que c’est à l’Etat de donner justement une vision au pays. C’est à celui qui incarne l’Etat, le chef de l’Etat, d’être lui-même conscient de sa responsabilité, capable de donner à chacune et à chacun le chemin qui sera celui du pays pour les prochaines années, de respecter, de considérer chaque citoyen à l’égal de l’autre. Le rôle du chef de l’Etat ce n’est pas de diviser. C’est de rassembler, ce qui suppose d’avoir une élévation d’esprit, une conception haute de son devoir, un comportement à chaque fois exemplaire, de rendre la justice indépendante, de faire fonctionner l’Etat avec l’esprit justement qui s’attache à la dignité de la fonction et donc à l’impartialité de l’Etat. Oui, ce que nous allons faire là dans quelques semaines à travers l’élection présidentielle, c’est bien sûr choisir une politique, choisir un président, mais choisir aussi une conception de la République et une conception de l’Etat. (…)

Je veux mettre de la constance dans l’action publique, de la cohérence dans les choix et de la persévérance dans la manière d’agir et de dégager des résultats. Je vous le dois. Je sais combien les esprits sont troublés, je sais combien les déceptions sont grandes, je sais combien les résignations sont possibles, combien nos concitoyens peuvent se dérouter du vote tant ils ont été, en définitive, trompés. Je vous demande de diffuser ce message : la politique, ce n’est pas celle qui a été conduite, à mes yeux, depuis cinq ans. La politique, c’est de faire des promesses et de les ternir. La politique, c’est d’être capable de mettre les actes en conformité avec les paroles. La politique, ce n’est pas une virevolte, ce n’est pas une improvisation. La politique, ce n’est pas une campagne électorale qui effacerait un mandat. La politique, c’est d’être jugé sur son bilan. La politique, c’est de confronter les projets. La politique, c’est le respect, à chaque fois, de ce qui a été dit et de ce qui aurait dû être fait.

Oui, il faut changer, changer la manière de faire de la politique mais changer aussi la vie de nos concitoyens.(…) »

 This is it ! Le changement, c’est maintenant !

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