Un immense et massif 1er mai ! … ou seulement du bruit ? Il faut plus d’un Sarkozy pour agenouiller un peuple !

Posted on mai 1, 2012

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Le 1er mai est pour moi un sourire … celui des copains qui m’ont tant appris et que j’ai  accompagnés dans les conflits collectifs du travail les plus durs …. toi le délégué qui a reçu un coup de marteau à toute volée sur la tête … toi l’ami que des vigiles ont balancé du haut du toit de l’usine … toi aussi qui a reçu une pierre en pleine bouche te fracturant le plancher de la boîte crânienne … toi qui t’es pris un coup de barre de fer sur le bras et qui n’avait pour travailler que tes bras … Jamais je ne vous oublierai. Et cet aprem’ je serai mêlée à vous les « vieux » de la vieille ! … et à la génération qui monte … C’est bien vrai ce qu’a dit François Hollande : le sens des luttes, c’est que personne ne peut vivre sans l’espoir du lendemain pour ses enfants. Chaque homme doit pouvoir s’inscrire dans la succession des générations, faire son devoir puis passer le flambeau.

Une chanson tourne en boucle chez moi ce matin. Partout où les travailleurs s’organisent, les victimes économiques ou physiques du patronat le plus féroce sont là … ceux qui se sont suicidés de misère ou de pression ces derniers mois, ils seront là … Joe Hill n’est jamais mort : « I never died says he !  » : Il faut plus qu’un fusil pour tuer un homme, plus qu’un Sarkozy pour agenouiller un peuple !

Au lieu de parler de ça, ce matin, certains parlent d’un incident sur tweeter. Je le relaie quand même, non pour cautionner les insultes qu’auraient proférées un tweeter, loin de là, mais pour souligner l’outrance de la réaction de ceux qui se disent insultés.

C’est la démesure de la part d’élus à ce niveau qui me choque :
OK, celui qui a fait cela a perdu une occasion de se taire.
Mais la procédure prévoit des degrés.Une plainte au Procureur aurait été bien mieux venue : elle permettait à ce dernier de faire un rappel à la loi = tirer l’oreille et ne pas condamner, sauf récidive; ou bien, plus fort, selon les faits de la cause, de proposer une « condamnation acceptée » dans le cadre d’une procédure de « plaider coupable », sans renvoi devant le TC.
Une citation directe, c’est d’une grande brutalité. Peut-être qu’il s’agissait alors de faire parler de soi …
Les plaignants sont-ils brutaux ou veulent-ils seulement du bruit plutôt que des débats politiques ? … Je ne sais, mais en tous cas, du bruit, ce matin, en voilà !

 

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