Mali : Chant du griot (jali) et violoncelle : Ballaké Sissoko et Vincent Segal

Posted on janvier 13, 2013

9


Images et musique de Paix, d’égalité entre tous les humains, de laïcité …( le Mali était jusqu’ici un Etat Laïque) … et de coopération pour le développement et le bonheur. Contrairement aux vilaines voix ricanantes, ces idéaux et les actions nécessaires pour les atteindre sont portés par le peuple malien.

Le duo de Ballaké SISSOKO et Vincent SEGAL illustre nos liens intimes avec le Mali, la nécessité d’une coopération équitable, l’urgence à pacifier de pays, la légitimité de notre aide (légitime en vertu de nos engagements internationaux) et nos espoirs partagés.

Une précision :

On voit sur de nombreux blogs de bonne foi, des cartes du Mali expliquant ce qui se passe et les opérations militaires en cours. Souvent, au beau milieu de ces cartes, on lit la mention  « Azawaad » portée au beau milieu de la région du Nord du Mali. Il est probable que le MNLA soit à l’origine de cette désinformation, car ces cartes correspondent à celle qui figure sur la bannière de son site internet. Le MNLA qui se fait passer pour « modéré », s’est allié aux islamistes d’Ansar Dine et d’Aqmi pour proclamer, le 6 avril 2012, la partition du Nord du Mali et la naissance d’un nouveau pays, l’Azawad où ils se hâtent aussitôt d’instaurer la charia. La communauté internationale n’a pas reconnu cet Etat de l’Azawad, bien au contraire.

Ajoutons que le Nord du Mali n’est PAS  « l’Azaouâd ».

L’Azaouâd  est une notion qui n’a pas d’autre  support géographique qu’un erg qui se trouve entre Tombouctou et Araouane.  Il est plus petit que l’Adrar des Ifôgas (à l’Est de Tombouctou et que l’immense Khnâchîch entre Araouane  et les mines de sel de Taoudenni.

L’Azaouâd est un erg assez petit, au nord de Tombouctou, qui contient de nombreux gisements préhistoriques. Mais c’est avant tout, un  « évènement » saisonnier : une « expédition » qui emprunte depuis des siècles toujours la même route pour aller récolter des plaques de sel dans les mines de sel de Taoudenni, via l’oasis et les puits d’eau d’Araouane (à 550km au nord) et les ramener à Tombouctou. Voici une carte qui montre l’erg Azaouâd situé entre Tombouctou et les puits d’eau d’Araouane :

Le MNLA, acteur de cette partition et se disant  « Mouvement National pour la Libération de l’Azawaad » est très structuré et très bien financé [par qui précisément reste à déterminer] ; il n’a  pas hésité à s’allier à Ansar Dine et Aqmi ; il est très présent sur la toile et a « seriné » dans l’oreille d’un public non averti, la notion géographique d’un territoire « Azawad » : il le fait coïncider avec le Nord du Mali qu’il nomme « Nord Mali » comme s’il s’agissait d’un territoire géographique, administratif ou politique.
Il n’en est rien. L’Azaouâd  comme « territoire » susceptible d’être habité par une population qui reconnaîtrait -volontairement ou par la force – une autorité gouvernementale – islamiste ou non – n’EXISTE PAS : ni historiquement, ni sociologiquement.

Il est important de le mesurer : il en va de l’avenir du Mali et des Maliens, il en va de la sécurité de la France.

On nous dit : « Les Touaregs sont des gentils qu’il ne faut pas confondre avec les « islamistes ». Certes, tous les Touaregs ne sont pas islamistes !

Mais ceux qui ont participé à la tentative de partition du Nord du Mali et ont proclamé unilatéralement « l’Etat de l’Azawad », le 6 avril 2012, le sont !

Dès cette proclamation, la charia a été instaurée dans le Nord du Mali :  conversions de force à l’Islam, coups de fouet en place publique pour les récalcitrants, mariage forcé des fillettes et jeunes filles= viols comme arme de guerre !  amputation de prétendus voleurs sans enquête ni procès équitable, lapidations ! … Interdiction de la musique, de la bière, de tout alcool … Ces « gentils » indépendantistes ont instauré la terreur, l’enfer sur terre pour les populations.

Qu’est-ce être islamiste ?

L’islamisme ou islam politique n’a rien à voir avec l’Islam spirituel  limité à la croyance et à la pratique religieuse. L’islamisme  est une idéologie  « suprématiste », totalitaire et impérialiste.  Elle prône la « guerre sainte » qui consiste à provoquer des coups  d’Etat dans tout pays fragile où il existe une forte opposition mal organisée, puis à y prendre le pouvoir, à y imposer la religion musulmane comme religion d’Etat et à y interdire toute autre croyance et pratique religieuse, à imposer une pratique religieuse musulmane intégriste, une organisation sociale totalitaire, intolérante, hiérarchisée, où les femmes n’ont aucun droit et où les hommes et femmes  travaillent pour un salaire de misère,  sans aucun droit social, aucune prévoyance, constituant une main d’oeuvre soumise par la terreur et peu coûteuse.

Les « islamistes modérés » existent-ils ?

Ceux qui se présentent comme « modérés » (Frères Musulmans et consorts, MNLA au Mali), ont une tactique différente : ils ne se compromettent pas directement dans les actions violentes : ils les soutiennent, puis se présentent comme un « recours plus doux ». Mais leur objectif est le même :   l’exemple des « printemps » égyptien et tunisien nous confirment dans notre conviction initiale  : NON, il n’y a pas d’islamisme modéré !

D’ailleurs, qu’ils soient « modérés » ou « radicaux », les islamistes s’opposent à la condamnation universelle du terrorisme.

Le peuple malien se bat pour son intégrité territoriale, son unité, sa diversité culturelle et sa Constitution laïque.

Publicités